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Puzzle éducatif : vers une reconnaissance mutuelle de la pluralité ethnoculturelle

Enregistrer au format PDF  Version imprimable de cet article Version imprimablemardi 28 avril 2015, par Déborah BOISSAT

Mémoire de Master 2 professionnel Administra-tion des Etablissements Educati-fs Année Universitaire 2013-2014, Université Lumière Lyon 2 - ISPEF

Extrait de l’introduction

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A l’heure des métissages, comment passer à côté de la diversité culturelle ? Globalisation, mobilité des personnes, flux migratoires. Autant de termes qui imposent un multiculturalisme qui va crescendo, devenant ainsi de plus en plus présent. De plus en plus pesant ? Il est vrai, la pluralité culturelle embarrasse un bien grand nombre. Souvent au cœur des divergences et des tensions interpersonnelles, elle fait fuir. Trop délicate ? Difficilement palpable car beaucoup trop particulière selon chacun et personnelle selon les parcours. Et pourtant, elle fait partie intégrante de notre identité. Elle nous façonne. Nous modèle. Comment donc vivre, ensemble, dans la diversité ?

Si cela semble être un réel enjeu sociologique, qu’en est-il dans l’espace scolaire ? Pourquoi une focalisation sur un tel milieu ? N’est-il pas celui de l’apprentissage, de l’échange et du partage ? Comment la diversité culturelle pourrait-elle passer à côté ? En d’autres termes, l’école pourrait-elle être hermétique à cette notion qui touche l’ensemble de ses élèves ? A priori, enseigner c’est transmettre en s’ajustant sans cesse aux apprenants pour rentrer pleinement en interaction avec eux. Comment assurer cette transmission sans prendre en compte les identités de chacun ? Reconnaissons-nous les différences qui les caractérisent les uns les autres ? Cet atavisme culturel qui nous définit et nous individualise.

Ces interrogations nous amènent à nous poser de nombreuses questions. Bien qu’une première intuition nous pousse dans la direction de la reconnaissance de cette diversité culturelle au sein de l’école, celle-ci semble d’emblée très délicate à traiter. Est-il si évident d’inciter un discours interculturel entre chaque entité d’un établissement scolaire ? Il est dans les traditions françaises de ne pas mettre en avant, dans la sphère publique, ce qui nous différencie mais bien faire preuve de neutralité pour éviter toute tension. L’universalisme faisant foi de cohésion. Comme une peur de l’inégalité de traitement, des différences qui pourraient surtout nous séparer et non nous unir. Les éducateurs, au sens large du terme, sont-ils réellement formés à cette question ?

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